La poisse, ça existe.

juillet 20, 2008

Ca commençait bien. Ce matin (11 heures) je sors mon vélo du garage pour aller travailler 2 heures au picsou. Au moment de refermer derrière moi, je vois qu’une feuille d’arbre s’est engouffrée dans le garage, je tente de la saisir du bout du pied et de l’attirer vers l’extérieur tout en tenant la porte du garage entrouverte. Evidemment je me suis coincée le doigt dans la porte en faisant cette manoeuvre. Bon rien de bien méchant, j’ai juste pris un très léger coup sur l’index. Je prends ceci comme un signe et décide d’abandonner la feuille dans le garage.

J’enfourche mon vélo, je mets un quart de coup de pédale et j’entends quelque chose provenant de la bicyclette percuter le sol. Je me retourne, le catadyoptre de la roue arrière vient de se détacher. Je le ramasse et le glisse dans la boîte aux lettres. Je n’ai pas le temps de m’en occuper, je suis presque déjà trop en retard sur mon horaire de départ de la maison.

Miracle aucune tuile ne me tombe dessus au picsou. Après mon service, je rentre à la maison, je déjeune, regarde une merde à la télévision. Il est 17 heures, je vais profiter du beau temps pour aller a Castelnau de Levis et sans doute faire des photos.  Presque arrivée dans le village, au sommet d’une mini côte, la bouche bien ouverte un moucheron atterrit sur ma langue. Je cherche a l’enlever en frottant de mes doigts le bout de ma langue, rien ne sort. Pas de panique, je pédale et je tate le côté gauche de ma langue. Le moucheron n’apprécie pas et me pique. Ca me permets de le localiser et de le coincer. Je regarde ce que je tiens entre mes doigts, ce n’est pas un moucheron mais une guèpe. Ma langue me lance, je croise les doigts pour qu’elle n’enfle pas et je continue ma route.

Un fois entrée dans le village, je change de vitesse car j’attaque de nouveau une petite montée. Chouette, je déraille. Je remets la chaîne et bien sur j’ai les mains noires de cambouis. Quelques mètres plus loin je trouve une fontaine qui tourne en circuit fermé. L’eau dans le bassin est inquiétante. Une accumulation verdâtre flotte à la surface. Je positionne mes mains sous le jet d’eau, je me dis que c’est toujours mieux que de les tremper  directement dans le bassin.

17h45 ou à peu près, je suis enfin sur le site de la tour de Castelnau. Je fais quelques photos. Je décide finallement de monter les escaliers qui mènent au sommet de la tour. Je suis presque en haut, je suis au niveau de la dernière meurtrière quand je fais le choix de rebrousser chemin. J’estime qu’il n’y a plus assez de lumière qui filtre pour pouvoir guider au sommet la myope astigmate que je suis et qui est chaussée de birkenstock. N’importe quel autre jour j’aurais continué mais aujourd’hui j’affichais déjà trop de merdes au compteur pour être téméraire.

Allez, je me promets d’y retourner un de ces prochains weekends avec cette fois-ci une lampe de poche etdes chaussures fermées.

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